Aux États-Unis, environ 5 millions de personnes possèdent leur maison mais louent le terrain (enquête Pew, 2022). Tant que l’exploitant est stable, le système fonctionne. Quand le terrain change de mains, tout peut changer.
Un modèle fragile quand le sol est vendu
Selon Pew (2025), 52 % des propriétaires de maison qui louent leur terrain n’ont pas de bail, et déménager une maison coûte de 5 000 à 15 000 $. Des enquêtes de presse décrivent aussi des rachats de parcs par des fonds d’investissement. Une lettre adressée en décembre 2025 par une sénatrice à six grands propriétaires affirme que leurs loyers ont augmenté plus de cinq fois plus vite que ceux de l’immobilier locatif classique entre 2023 et 2024 : ce sont des allégations, non vérifiées de façon indépendante.
La réponse : racheter ensemble
Dans une communauté détenue par ses résidents, les propriétaires de maisons forment une coopérative, achètent le terrain avec un prêt à long terme et élisent un conseil qui engage un gestionnaire. Chaque résident loue son emplacement à la coopérative.
L’organisation qui les accompagne, ROC USA, compte 383 communautés et plus de 28 000 foyers, sans date de mesure précise. C’est de l’ordre de 1 % des plus de 43 000 parcs du pays. Ses chiffres sur la stabilité des cotisations sont auto-déclarés : ils ne doivent pas être pris pour des faits établis.
Ce que cela dit de notre modèle
Domanium n’est pas une coopérative de résidents : nous gardons le terrain et nous nous engageons dans la durée, avec des règles écrites. Mais la question américaine est aussi la nôtre : qui possède le sol, et que veut-il en faire ?
Ce texte présente des repères généraux et ne remplace pas un avis juridique.
Sources :